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IMPACT POSITIF - les solutions existent

LCI - Sylvia Amicone

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<EXTRAIT> Solution n°77 - Jean-Louis Etienne : vers un nouveau pari, le POLAR POD
10 min • 01/02/2023

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Jean-Louis Etienne s’est lancé dans un projet audacieux : partir explorer l’Océan Austral, un océan où peu de marins s’aventurent, un océan mal connu. Pour relever ce nouveau défi, il faut construire un vaisseau capable d’affronter les tempêtes, et les vagues des 50ème Hurlants. Ce sera le Polar POD.

Jean-Louis Etienne est écrivain, médecin, explorateur, il été le premier homme à atteindre en solitaire le Pôle Nord en 1986. Il a réalisé de nombreuses expéditions pour faire connaître les Pôles et mieux les comprendre. Aujourd’hui, il travaille sur un projet qui s’appelle « Polar POD », projet d’exploration de l’océan Austral autour de l’Antarctique. Il faut savoir que l’océan Austral est le principal puits de carbone océanique de la planète, d’où sa préciosité. 

C’est un projet de longue haleine, Jean-Louis Etienne y travaille depuis 10 ans. Le vaisseau POLAR POD est inédit, c’est un navire vertical, un navire vaisseau qui se plantera dans l’océan (100 mètres de hauteur dont 80 dans l’eau) et pourra recueillir toutes les données nécessaires pour documenter le dérèglement climatique mais aussi fournir toutes sortes d’informations sur la biodiversité de cet océan méconnu. Le vaisseau est donc innovant technologiquement et il pourra naviguer en évitant les icebergs et en affrontant les vagues des 50ème hurlants, cet endroit où règnent tempêtes et vents violents.

Un projet digne d’un roman de Jules Verne, mais ce grand rêveur n’a pas peur des défis. A 76 ans, il travaille sans relâche pour trouver des fonds et boucler cette expédition qui doit démarrer en 2024. A ceux qui qualifient ce projet de « fou », il préfère parler de projet audacieux. Lui l’autodidacte qui n’avait pas assez de bonnes notes pour passer en 6ème est devenu tout d’abord ouvrier tourneur-fraiseur avant de faire médecine puis d’endosser le costume de l’explorateur. Il n’aura de cesse de raconter son histoire, et d’encourager les jeunes à se battre pour relever les défis de l’urgence climatique. Il veut leur communiquer son enthousiasme de la vie et leur crier que rien n’est impossible : « On ne repousse pas ses limites, on se découvre », dit-il.

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Solution n°77 Jean-Louis Etienne : vers un nouveau pari, le POLAR POD
33 min • 26/01/2023

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Jean-Louis Etienne s’est lancé dans un projet audacieux : partir explorer l’Océan Austral, un océan où peu de marins s’aventurent, un océan mal connu. Pour relever ce nouveau défi, il faut construire un vaisseau capable d’affronter les tempêtes, et les vagues des 50ème Hurlants. Ce sera le Polar POD.

Jean-Louis Etienne est écrivain, médecin, explorateur, il été le premier homme à atteindre en solitaire le Pôle Nord en 1986. Il a réalisé de nombreuses expéditions pour faire connaître les Pôles et mieux les comprendre. Aujourd’hui, il travaille sur un projet qui s’appelle « Polar POD », projet d’exploration de l’océan Austral autour de l’Antarctique. Il faut savoir que l’océan Austral est le principal puits de carbone océanique de la planète, d’où sa préciosité. 

C’est un projet de longue haleine, Jean-Louis Etienne y travaille depuis 10 ans. Le vaisseau POLAR POD est inédit, c’est un navire vertical, un navire vaisseau qui se plantera dans l’océan (100 mètres de hauteur dont 80 dans l’eau) et pourra recueillir toutes les données nécessaires pour documenter le dérèglement climatique mais aussi fournir toutes sortes d’informations sur la biodiversité de cet océan méconnu. Le vaisseau est donc innovant technologiquement et il pourra naviguer en évitant les icebergs et en affrontant les vagues des 50ème hurlants, cet endroit où règnent tempêtes et vents violents.

Un projet digne d’un roman de Jules Verne, mais ce grand rêveur n’a pas peur des défis. A 76 ans, il travaille sans relâche pour trouver des fonds et boucler cette expédition qui doit démarrer en 2024. A ceux qui qualifient ce projet de « fou », il préfère parler de projet audacieux. Lui l’autodidacte qui n’avait pas assez de bonnes notes pour passer en 6ème est devenu tout d’abord ouvrier tourneur-fraiseur avant de faire médecine puis d’endosser le costume de l’explorateur. Il n’aura de cesse de raconter son histoire, et d’encourager les jeunes à se battre pour relever les défis de l’urgence climatique. Il veut leur communiquer son enthousiasme de la vie et leur crier que rien n’est impossible : « On ne repousse pas ses limites, on se découvre », dit-il.

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Solution 76 - Perrine Hervé-Gruyer : accompagner vers l'agriculture de demain
37 min • 29/12/2022

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Face aux crises climatiques et énergétiques, quelle agriculture pour demain ? Perrine Hervé-Gruyer est la co-fondatrice de la ferme du Bec Hellouin, une ferme prise en exemple dans le monde entier pour ses innovations en permaculture. Pour la première fois, une ferme prouvait qu’écologie allait de pair avec rentabilité. Une révolution.

Avec son associé, ils ont essuyé les plâtres pendant des années. On les a pris pour des fous, des hurluberlus, mais ils ont réussi leur pari, être les premiers à démontrer que l’on pouvait vivre et produire sur une petite parcelle en autonomie et en harmonie avec la nature. Plus de 800 variétés de fruits et légumes poussent dans leurs jardins sur 1500 m2 de maraîchage. Les deux associés installés en Normandie en 2006 se sont servis des savoirs ancestraux mais aussi de la science pour montrer la voie. Ils ont ensuite transmis leur savoir dans des livres traduits dans huit langues, notamment « Vivre avec la Terre » chez Actes Sud. Un savoir qui est une des solutions aux crises que nous vivons aujourd’hui : énergétique, climatique, mais aussi crise de sens. 

Avec Perrine Hervé-Guyer, nous évoquons aussi l’avenir de l’agriculture. En 2030, la moitié des agriculteurs auront pris leur retraite. Qui pour les remplacer ? Le contexte est compliqué pour ceux qui souhaitent se lancer, surtout après l’été 2022. Pour elle, pas de doute, il faut former des porteurs de projet qui vont aller vers une agriculture qui sera plus autonome, et qui pourra se réinventer en terme d’organisation du travail. « Il faut réinventer le modèle en allant vers un modèle plus entrepreneurial et surtout plus coopératif, c’est cela qui fera l’avenir de l’agriculture ». 

Retrouvez également l'interview "du monde d'après" à la fin du podcast. Bonne écoute avec Impact Positif.

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EXTRAIT : Solution n°76 - Perrine Hervé-Gruyer : accompagner vers l'agriculture de demain
8 min • 29/12/2022

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Dans cet extrait, retrouvez "l'Interview Déclic", des questions du tac au tac, un moment fort du podcast à la fin de l'épisode

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Face aux crises climatiques et énergétiques, quelle agriculture pour demain ? Perrine Hervé-Gruyer est la co-fondatrice de la ferme du Bec Hellouin, une ferme prise en exemple dans le monde entier pour ses innovations en permaculture. Pour la première fois, une ferme prouvait qu’écologie allait de pair avec rentabilité. Une révolution.

Avec son associé, ils ont essuyé les plâtres pendant des années. On les a pris pour des fous, des hurluberlus, mais ils ont réussi leur pari, être les premiers à démontrer que l’on pouvait vivre et produire sur une petite parcelle en autonomie et en harmonie avec la nature. Plus de 800 variétés de fruits et légumes poussent dans leurs jardins sur 1500 m2 de maraîchage. Les deux associés installés en Normandie en 2006 se sont servis des savoirs ancestraux mais aussi de la science pour montrer la voie. Ils ont ensuite transmis leur savoir dans des livres traduits dans huit langues, notamment « Vivre avec la Terre » chez Actes Sud. Un savoir qui est une des solutions aux crises que nous vivons aujourd’hui : énergétique, climatique, mais aussi crise de sens. 

Avec Perrine Hervé-Guyer, nous évoquons aussi l’avenir de l’agriculture. En 2030, la moitié des agriculteurs auront pris leur retraite. Qui pour les remplacer ? Le contexte est compliqué pour ceux qui souhaitent se lancer, surtout après l’été 2022. Pour elle, pas de doute, il faut former des porteurs de projet qui vont aller vers une agriculture qui sera plus autonome, et qui pourra se réinventer en terme d’organisation du travail. « Il faut réinventer le modèle en allant vers un modèle plus entrepreneurial et surtout plus coopératif, c’est cela qui fera l’avenir de l’agriculture ». 

Retrouvez également l'interview Déclic à la fin du podcast. Bonne écoute avec Impact Positif.


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REPLAY : IMPACT POSITIF L'EMISSION avec SANDRA REY (Glowee)
8 min • 25/12/2022

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Retrouvez aussi ici les replays de l'émission "Impact Positif" diffusée sur LCI le samedi à 14H45.

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Depuis le 1er novembre, les bureaux et les commerces parisiens doivent éteindre les lumières après la fermeture. Dans un mois, ce sont les panneaux publicitaires qui s’éteindront. Sobriété oblige, les villes sont obligées de réagir. Face à cette contrainte, des solutions existent pour repenser l’éclairage. Exemple avec la bioluminescence développée par la start-up GLOWEE. 

On connaît tous les lucioles, les vers marins ou encore les méduses. La bioluminescence s’inspire de la lumière créée par la nature et notamment les organismes marins afin de la reproduire pour l’éclairage urbain. En résumé, des bactéries marines sont développées en laboratoire et se retrouvent dans du mobilier urbain. Glowee développe ce procédé depuis 8 ans, et en décembre, les mobiliers seront disposés à Rambouillet dans les Yvelines, avant de nombreuses autres municipalités en 2023. Les impacts sont nombreux sur tout le cycle de vie du produit : tant du point de vue des ressources (inépuisables et biosourcées), que de la biodiversité qui est préservée, de la lumière plus apaisante, ou encore du déchet qui est ici totalement biodégradable. Pour Glowee, la sobriété permet de repenser l’éclairage urbain dans sa globalité. Avec la bioluminescence, c’est une nouvelle philosophie de mise en lumière qui est proposée, en réduisant notamment le nombre de points lumineux et l’intensité. 

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REPLAY : IMPACT POSITIF L'EMISSION AVEC HORTENSE HARANG (Fleurs d'ici)
8 min • 25/12/2022

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A côté des podcasts, vous trouverez également en replay ici les émissions " Impact Positif" diffusées le samedi à 14H45 sur LCI.

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 On a beaucoup parlé de l’importance de manger des fruits et des légumes locaux et de saison. Mais ne s’est-on jamais intéressés aux fleurs ? Demandez à votre fleuriste : 9 fleurs sur 10 sont importées avec des conséquences climatiques et sociales importantes. Entretien avec Hortense Harang, la co-créatrice de Fleurs d’ici.

Les fleurs importées sont un fléau écologique, elles auront parcouru des milliers de kilomètres pour arriver jusqu’à nous. Parfois avec jusqu’à 25 substances chimiques interdites dans un bouquet ! Et des aberrations à la clé : une fleur produite en Bretagne se retrouve dans les hubs hollandais avant de revenir en Ile de France ! Conscients de ces couacs et dans un souci de transparence, les fleuristes se sont engagés à afficher l’origine des fleurs d’ici le mois de juin. En attendant, voilà plus de 5 ans que l’entreprise tech « Fleurs d’ici » s’est attaqué à ce problème en créant une plateforme digitale qui fait appel à des horticulteurs locaux afin de proposer des bouquets 100% locaux et de saison. A sa tête, Hortense Harang, pionnière dans ce sujet de la relocalisation des fleurs. Elle alerte sur les impacts négatifs sur la filiale : en 50 ans, le nombre d’horticulteurs français a été divisé par dix. En soutenant cette filière, en achetant des fleurs locales et de saison, on divise par 30 l’impact carbone d’un bouquet. On profite par ailleurs plus longtemps de ses fleurs car elles sont plus fraîches et de meilleure qualité. Consommateurs, à vos étiquettes.  


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REPLAY : IMPACT POSITIF L'EMISSION avec Gaël Musquet
8 min • 07/12/2022

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Comment se préparer face aux catastrophes naturelles ?

Après les incendies et les intempéries qui ont touchés les Français cet été, tout le monde a pris conscience de l’urgence à agir face au changement climatique. L’occasion de se demander si nous, citoyens, nous sommes prêts à faire face ? Impact Positif reçoit Gaël Musquet, météorologue, spécialiste dans l’anticipation, la prévision et la prévention des catastrophes naturelles. 

Les catastrophes s’enchaînent, dernière en date la Floride touchée de plein fouet par Ian. Et avec ces images dévastatrices, un sentiment d’impuissance ressenti par les habitants face aux éléments qui se déchaînent. Pourtant Gaël Musquet nous l’assure, les citoyens peuvent avoir un rôle à jouer. Cela passe tout d’abord par la formation. Des documents existent sur les risques qui pèsent dans chacune des communes, mais bien souvent, les habitants n’en ont même pas connaissance.

Il nous parle également d’un système qui va bientôt être mis en place en France, avec un message d’alerte qui arrivera sur tous les téléphones des habitants d’une région concernée par une éventuelle catastrophe. Gaël Musquet nous parle aussi de l’importance d’introduire une culture du risque dans nos vies pour anticiper les prochaines catastrophes et d’amener aussi les jeunes vers les filières scientifiques et numériques afin de mieux comprendre les phénomènes à venir et à innover pour ne pas les subir.

Replay sur tf1info.fr : https://www.tf1info.fr/replay-lci/video-replay-impact-positif-du-samedi-1er-octobre-2022-comment-se-preparer-face-aux-catastrophes-naturelles-2234036.html


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REPLAY : IMPACT POSITIF L'EMISSION avec Sarah Chouraqui
8 min • 07/12/2022

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Lutter contre le gaspillage alimentaire, c’est lutter contre le changement climatique

Impact Positif a reçu la directrice France des leaders mondiaux TOO GOOD TO GO Sarah Chouraqui.

Too Good To Go, c’est l’application anti-gaspi que tout le monde connaît : aujourd’hui, un Français sur 5 l’utilise, plus de 12 millions de paniers ont été sauvés en 2021, l’équivalent de 33 773 vols Paris-New York ! Leaders mondiaux, ils veulent aussi sensibiliser les pouvoirs publics, les jeunes, les citoyens, et ont lancé déjà plusieurs campagnes. Dernière en date, celle que vous pouvez observer sur 3280 gammes de produits avec un pictogramme qui alerte sur les dates de consommation : ne jetez pas mais  « Observez, Sentez, Goutez ». 

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre le gaspillage alimentaire fin septembre, Too Good To Go a également publié son top 10 des bonnes et des mauvaises nouvelles. Parmi celles-ci, un chiffre : 40% de la nourriture mondiale produite est jetée. Un chiffre qui est en hausse, il y a deux ans, c’était un tiers. En cause : cette frénésie toujours plus grande en tout point de la chaîne alimentaire pour ne pas manquer. D’où l’urgence de combattre ce gaspillage qui est aussi à l’origine de 10% des émissions de CO2. Un chiffre qui interpelle et c’est aussi ce lien entre écologie et gaspillage alimentaire qu’il faut absolument avoir à l’esprit. C’est ce que Sarah Chouraqui nous explique dans Impact Positif. 

https://www.tf1info.fr/replay-lci/video-replay-impact-positif-du-samedi-8-octobre-2022-lutter-contre-le-gaspillage-alimentaire-c-est-lutter-contre-le-changement-climatique-2234770.html

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Solution n°75 - Julia Faure (LOOM) en lutte contre la fast fashion (pour produire moins et consommer mieux)
32 min • 24/11/2022

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Julia Faure a créé sa propre marque de vêtement éthique « Loom » mais elle est aussi militante au sein du Collectif en Mode Climat. Avec ce collectif, elle essaie d’alerter sur les dangers de la fast fashion, voire de l’ « ultra fast fashion » représentée notamment par la marque Shein dont la croissance et les parts de marché sont vertigineux partout dans le monde. Avec En Mode Climat, elle tente de mettre sur la table des propositions pour une mode plus respectueuse de la planète et des humains, elle tente aussi tout simplement de faire respecter les lois existantes.

Et si j’interroge Julia Faure aujourd’hui, c’est parce que le Black Friday arrive avec son lot de promotions annuelles. Comment acheter mieux ? Quel comportement avoir face à ce flot de messages publicitaires ? Pour Julia Faure, la réponse est directe et sans détour : « N’achetez rien ». Regardez dans votre armoire, nous ne mettons que 30% de nos habits. Si vous devez tout de même acheter, quels conseils vous donnerait-elle ? C’est difficile de combattre le greenwashing et de s’y retrouver dans la jungle des labels, même les spécialistes ont dû mal à démêler le vrai du faux. Mais un seul conseil tout de même : regardez les étiquettes. Posez-vous ensuite cette question : enverriez-vous vos enfants en colonie dans le pays qui a fabriqué votre vêtement ? Ensuite regardez s’il s’agit vraiment d’un coton bio.

Quelques chiffres font également réfléchir. La mode est responsable de 2 à 8% des émissions de CO2. 2,8 milliards de vêtements arrivent en France chaque année, deux fois plus que dans les années 90. Une quantité impressionnante, un gaspillage terrible car ces vêtements se retrouvent ensuite soit dans les bennes à vêtements dans la rue, soit dans nos déchets. Une fois dans ces bennes, que deviennent-ils ? La moitié est recyclée, l’autre moitié est envoyée en Afrique, dans des pays qui n’auront pas les moyens de les recycler. Cela donnera les montagnes d’habits tristement célèbres que l’on trouve au Ghana ou encore au Chili.

Dans cette émission, Julia Faure dénonce tous les effets délétères de la fast fashion, un rouleau compresseur qui a des conséquences sur la planète, sur la société, sur les entreprises françaises. Elle cite le récent exemple de Camaïeu et ses 2600 emplois perdus. Perdus non pas parce que le marché ne se porte pas bien, perdus car nous sommes incapables de lutter contre la fast fashion. Rien ne s’oppose à elle, d’où l’urgence pour les pouvoirs publics de faire appliquer les lois existantes mais aussi de ne pas encourager la surproduction, la surconsommation et les prix dérisoires.

Comme d’habitude, Julia Faure répond aussi aux questions de l’interview du « monde d’après » avec ses conseils lecture et ses conseils de vie. Très bonne écoute avec Impact Positif.

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EXTRAIT : Solution n°75 Julia FAURE (LOOM) en lutte contre la fast fashion (pour produire moins et consommer mieux)
5 min • 24/11/2022

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 Dans cet extrait, retrouvez "l'Interview Déclic", des questions du tac au tac, un moment fort du podcast à la fin de l'épisode

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Julia Faure a créé sa propre marque de vêtement éthique « Loom » mais elle est aussi militante au sein du Collectif en Mode Climat. Avec ce collectif, elle essaie d’alerter sur les dangers de la fast fashion, voire de l’ « ultra fast fashion » représentée notamment par la marque Shein dont la croissance et les parts de marché sont vertigineux partout dans le monde. Avec En Mode Climat, elle tente de mettre sur la table des propositions pour une mode plus respectueuse de la planète et des humains, elle tente aussi tout simplement de faire respecter les lois existantes.

Et si j’interroge Julia FAURE aujourd’hui, c’est parce que le Black Friday arrive avec son lot de promotions annuelles. Comment acheter mieux ? Quel comportement avoir face à ce flot de messages publicitaires ? Pour Julia Faure, la réponse est directe et sans détour : « N’achetez rien ». Regardez dans votre armoire, nous ne mettons que 30% de nos habits. Si vous devez tout de même acheter, quels conseils vous donnerait-elle ? C’est difficile de combattre le greenwashing et de s’y retrouver dans la jungle des labels, même les spécialistes ont dû mal à démêler le vrai du faux. Mais un seul conseil tout de même : regardez les étiquettes. Posez-vous ensuite cette question : enverriez-vous vos enfants en colonie dans le pays qui a fabriqué votre vêtement ? Ensuite regardez s’il s’agit vraiment d’un coton bio.

Quelques chiffres font également réfléchir. La mode est responsable de 2 à 8% des émissions de CO2. 2,8 milliards de vêtements arrivent en France chaque année, deux fois plus que dans les années 90. Une quantité impressionnante, un gaspillage terrible car ces vêtements se retrouvent ensuite soit dans les bennes à vêtements dans la rue, soit dans nos déchets. Une fois dans ces bennes, que deviennent-ils ? La moitié est recyclée, l’autre moitié est envoyée en Afrique, dans des pays qui n’auront pas les moyens de les recycler. Cela donnera les montagnes d’habits tristement célèbres que l’on trouve au Ghana ou encore au Chili.

Dans cette émission, Julia Faure dénonce tous les effets délétères de la fast fashion, un rouleau compresseur qui a des conséquences sur la planète, sur la société, sur les entreprises françaises. Elle cite le récent exemple de Camaïeu et ses 2600 emplois perdus. Perdus non pas parce que le marché ne se porte pas bien, perdus car nous sommes incapables de lutter contre la fast fashion. Rien ne s’oppose à elle, d’où l’urgence pour les pouvoirs publics de faire appliquer les lois existantes mais aussi de ne pas encourager la surproduction, la surconsommation et les prix dérisoires.

Comme d’habitude, Julia Faure répond aussi aux questions de l’interview du « monde d’après » avec ses conseils lecture et ses conseils de vie. Très bonne écoute avec Impact Positif.

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