placeholder

IMPACT POSITIF - les solutions existent

LCI - Sylvia Amicone

Les plus récents

IMPACT POSITIF L'EMISSION : CARBON, la start-up qui ambitionne de redonner à l'Europe sa souveraineté en énergie solaire    cover placeholder
IMPACT POSITIF L'EMISSION : CARBON, la start-up qui ambitionne de redonner à l'Europe sa souveraineté en énergie solaire
9 min • 24/05/2024

Détails

C’est une giga-usine de panneaux solaires qui s’installera d’ici 2026 à Fos-sur-Mer près de Marseille. Objectif : construire des panneaux de A à Z et venir concurrencer les Chinois sur ce créneau. Nicolas Chandellier, le directeur général de CARBON est l’invité d’Impact Positif.

Le permis de construire vient d’être déposé, et bientôt, la giga-usine verra le jour. Elle créera 3000 emplois directs et 9 000 indirects. Un projet colossal qui nécessitera un investissement de 1,6 milliards d’euros. Mais le projet est résolument dans l’air du temps alors que l’on parle de plus en plus de souveraineté, qu’il y a une nécessité à réduire notre dépendance aux énergies fossiles et une urgence absolue à baisser les émissions de CO2. Les objectifs de CARBON répondent à tout cela. L’usine produira 10 millions de panneaux solaires par an pour une puissance de 5 GigaWatts, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 1,1 million de foyers, ou encore la production d’une centrale nucléaire. En 10 ans, l’usine CARBON aura permis d’économiser 40 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 200 millions d’aller-retours en voiture à essence entre Paris et Marseille !

CARBON intègrera aussi toute la chaîne de production : de la production des plaquettes de silicium jusqu’à l’assemblage des panneaux. Elle sera la première usine en Europe à le faire. CARBON veut ainsi maîtriser toute la feuille de route de l’innovation, 3% de son chiffre d’affaires sera consacré à la Recherche et Développement. Un point sur lequel insiste Nicolas Chandellier : « On ne peut pas avoir de filière industrielle souveraine sans innovation. L’innovation n’arrive pas par chance. C’est de l’investissement et du travail, mais nous avons tout ce qu’il faut pour y arriver ». 

Lire la suite

IMPACT POSITIF L'EMISSION - "Le Sport des Solutions"  avec David Blough ou le sport comme levier de transformation cover placeholder
IMPACT POSITIF L'EMISSION - "Le Sport des Solutions" avec David Blough ou le sport comme levier de transformation
8 min • 07/05/2024

Détails

Impact Positif reçoit David Blough, auteur et expert en innovation sociale par le sport. Il a écrit et réalisé « Le Sport des Solutions » ( éditions Rue de l'Echiquier), un livre et un documentaire qui nous emmènent dans le monde entier pour découvrir les initiatives positives autour du sport.

Pour David Blough, ancien directeur de l’ONG Play International, cela fait 30 ans que l’on assiste à un mouvement des innovations sociales et environnementales par le sport. De nombreux entrepreneurs sociaux, associations s’emparent de l’outil « sport » pour répondre à des besoins dans l’éducation, la santé, l’environnement. Ainsi de « Bike Bridge » qui apprend en Allemagne à des migrantes à rouler à vélo et à s’émanciper, tout en tissant des liens sociaux ou encore « Waves for Change » au Cap en Afrique du Sud qui a littéralement inventé la thérapie par le sport, en l’occurence le surf.

Avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris cette année, le mouvement s’est accéléré grâce à un fonds de dotation créé en 2019 et qui a distribué 50 millions d’euros. Objectif : mettre l’accent sur l’impact social du sport. Plus de 1100 lauréats ont bénéficié de ce fonds qui a profité à plus de 4,5 millions de bénéficiaires. « Il y a un avant et un après les JO », affirme David Blough qui se pose toutefois la question de l’après : « Demain, comment continue-t-on ? Il y a un vrai enjeu sur l’éducation physique et sportive à l’école, comment lui donne-t-on autant d’importance que le français et les mathématiques ? ».

Bonne écoute avec Impact Positif !

Lire la suite

IMPACT POSITIF L'EMISSION :  "Le Slip Français" ou comment le Made in France tente de s'en sortir cover placeholder
IMPACT POSITIF L'EMISSION : "Le Slip Français" ou comment le Made in France tente de s'en sortir
9 min • 29/04/2024

Détails

  • Après 13 ans d’existence, l’entreprise est devenue l’un des emblèmes du Made in France. Aujourd’hui, le Slip Français lance une opération pour diviser ses prix par 2. Objectif : rendre ses articles accessibles au plus grand nombre.

Pour cette opération baptisée (R)évolution, le Slip Français a commandé 400 000 pièces qu’il espère écouler en 2024. Il sollicite le grand public car sa survie en dépend dans un contexte où le Made in France souffre. Inflation, guerre en Ukraine, Fast Fashion, les facteurs sont nombreux et seuls 3% de la consommation textile en France vient du Made in France ! 75 000 personnes ont déjà répondu présent. Objectif pour le Slip Français : « réindustrialiser et retrouver des volumes qui pourront donner un nouveau souffle à l’industrie ». Et pourquoi pas encore baisser les prix ? Car il est difficile de faire face à la concurrence qui agit comme un rouleau compresseur sans respecter les mêmes règles. Pas d’aides, pas de cadre favorable pour celles et ceux qui fabriquent tout en France et qui s’imposent des règles contraignantes, ce qui peut paraître aberrant. Et Guillaume Gibault de conclure : « Il faut des opérations qui montrent le chemin ! Si on attend d’avoir la bonne loi dans deux ans, ce sera trop tard. C’est rare d’avoir un discours où on dit la vérité aux gens, il faut qu’il y ait des initiatives d’entreprises engagées qui prennent des risques et que le grand public nous soutienne ».

Lire la suite

IMPACT POSITIF L'EMISSION : La Suisse condamnée par la CEDH, une décision historique ! cover placeholder
IMPACT POSITIF L'EMISSION : La Suisse condamnée par la CEDH, une décision historique !
8 min • 15/04/2024

Détails

On revient dans cette épisode sur cette décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et on essaie de comprendre en quoi cette décision est historique avec Jérémie Suissa, délégué général de l’association « Notre Affaire à tous ». 

« Notre Affaire à tous » est une association qui a été créée en 2015 et qui oeuvre pour l’instauration d’une justice climatique. Qu’est-ce que la justice climatique ? C’est faire en sorte que personne ne soit lésé dans la transition sociale et écologique et faire en sorte que celles et ceux qui le sont puissent obtenir des « réparations ». Elle cherche donc à faire reconnaître, au niveau pénal international, les atteintes les plus graves portées à l’environnement.  

A Strasbourg, ce ne sont pas de jeunes militants écologiques qui ont eu gain de cause. C’est l’association des Aînées suisses pour la protection du climat, 2500 femmes âgées de 73 ans en moyenne. Bien qu’elles ne seront pas concernées par les effets à moyen et long terme du changement climatique, elles indiquent aujourd’hui que le dérèglement climatique a un impact sur leur santé et que cela aura aussi un impact sur la santé de leurs enfants et petits-enfants. Les publics ne sont pas touchés de la même manière, disent-elles aussi. « C’est admirable », explique Jérémie Suissa car grâce elles, la Cour « note qu’il y a un problème de prise en compte des générations futures dans la manière dont les politiques publiques sont prises ».

Avec cet arrêt, la CEDH étend les droits de l’homme à la question climatique, et cela fait considérablement avancer la cause, selon les experts. Un arrêt qualifié d’historique qui devrait faire jurisprudence dans les quarante-six Etats membres du Conseil de l’Europe. Il sera en mesure de mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils renforcent leur action.

La tendance est en tous cas mondiale, le nombre de contentieux a plus que doublé en cinq ans dans le monde, atteignant 2 180 cas en 2022, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement publié en 2023.

Bonne écoute avec Impact Positif !

Lire la suite

IMPACT POSITIF L'EMISSION : Mike Berners-Lee : « Peut-on encore manger des bananes ? » cover placeholder
IMPACT POSITIF L'EMISSION : Mike Berners-Lee : « Peut-on encore manger des bananes ? »
10 min • 08/04/2024

Détails

  • L’auteur et chercheur anglais publie pour la première fois pour le public français sa bible de l’empreinte carbone au quotidien, adapté à la France. Avec un titre provoquant et intriguant : "Peut-on encore manger des bananes ?", aux éditions de l'Arbre qui Marche. De l’e-mail à l’achat d’une maison en passant par la baguette ou encore faire la vaisselle, tout est passé au crible, avec parfois quelques surprises !

Ne pas perdre son temps avec des gestes insignifiants, et se concentrer sur des points essentiels, voilà ce que propose Mike Berners-Lee avec son livre. Objectif : donner une « intuition carbone » aux lecteurs. Tout le monde connaît les prix des objets de notre quotidien, alors tout le monde devrait aussi connaître leur empreinte carbone. Cela passe aussi par le fait de tordre le coup aux idées reçues : les bananes viennent de loin, oui, mais elles sont cultivées au soleil avec peu d’engrais et voyagent en cargo, finalement leur empreinte carbone est faible ! Vous préférez faire la vaisselle en laissant couler l’eau plutôt que d’utiliser le lave-vaisselle ? Mauvaise idée, le lave-vaisselle est plus économe en carbone. Dans un monde en plein réchauffement climatique, l’idée n’est pas de donner des leçons mais de faire sa part et de livrer les bonnes batailles. En vous faisant découvrir l’impact carbone de votre quotidien, Mike Berners-Lee vous propose ceci : un effort minimum pour un impact maximum.

Replay : https://www.tf1info.fr/replay-lci/video-impact-positif-du-samedi-16-mars-2024-mike-berners-lee-peut-on-encore-manger-des-bananes-2289742.html

Lire la suite

<EXTRAIT> Solution 85 - Sofyane Mehiaoui : dépasser son handicap, créer son club, jouer en Equipe de France. cover placeholder
<EXTRAIT> Solution 85 - Sofyane Mehiaoui : dépasser son handicap, créer son club, jouer en Equipe de France.
7 min • 27/03/2024

Détails

Voici l'interview "déclic" du podcast avec Sofyane Mehiaoui que vous retrouvez à la fin de l'épisode.

---------

Sofyane Mehiaoui est un passionné et c’est cela qui transpire quand vous discutez avec lui.  Sa passion du sport le pousse à se dépasser : il joue en Equipe de France, a un palmarès impressionnant et tente de se qualifier pour les JO 2024. Sa passion du sport le pousse aussi à transmettre aux jeunes et à dérouler sa philosophie de vie : il y a toujours des solutions à tout ! C'est pour cela qu’il a créé son club, le Paris Basket Fauteuil, dans le le 18ème arrondissement de la capitale. Chaque lundi, bénévolement, il y donne ses cours et se consacre à ces jeunes handicapés qui ont parfois traversé tout Paris pour être là. Ils sont heureux d’être dans le club, de pratiquer un sport de façon régulière, de progresser, de vivre une expérience humaine avec lui, d’être tous les jours un peu plus autonomes malgré leur handicap. 

Sofyane Mehiaoui sait de quoi il parle. Il a dû attendre d’avoir son permis pour jouer au basket fauteuil, le seul club existant se trouvant dans le 15ème à Paris : impossible pour lui qui réside à l’opposé d’y aller chaque semaine. Pendre les transports à Paris pour une personne handicapée s’apparente à un périple bien trop risqué, trop compliqué, trop long. Quand il est rentré à Paris en 2020, après avoir joué dans différents clubs européens, il s’est rendu compte que rien n’avait changé et que le basket fauteuil était encore inaccessible.

Sofyane Mehiaoui donne également des ateliers dans les écoles pour sensibiliser au handicap, (même si les enfants sont prêts selon lui,) dans les entreprises et même dans les prisons, histoire de faire comprendre aux caïds qu’il rencontre qu’ils pourront toujours s’en sortir dans la vie.

Impact Positif est heureux de participer à la 2ème édition du Podcasthon et de mettre en avant le Paris Basket Fauteuil. Si vous avez apprécié, n’hésitez pas à donner pour faire prospérer le club ! Et n’hésitez pas à les solliciter si vous voulez faire du bénévolat, leur porte est ouverte. Très bonne écoute avec Impact Positif !

Lire la suite

Solution 85 - Sofyane Mehiaoui : dépasser son handicap, créer son club, jouer en Equipe de France. cover placeholder
Solution 85 - Sofyane Mehiaoui : dépasser son handicap, créer son club, jouer en Equipe de France.
31 min • 27/03/2024

Détails

Sofyane Mehiaoui est un passionné et c’est cela qui transpire quand vous discutez avec lui.  Sa passion du sport le pousse à se dépasser : il joue en Equipe de France, a un palmarès impressionnant et tente de se qualifier pour les JO 2024. Sa passion du sport le pousse aussi à transmettre aux jeunes et à dérouler sa philosophie de vie : il y a toujours des solutions à tout ! C'est pour cela qu’il a créé son club, le Paris Basket Fauteuil, dans le le 18ème arrondissement de la capitale. Chaque lundi, bénévolement, il y donne ses cours et se consacre à ces jeunes handicapés qui ont parfois traversé tout Paris pour être là. Ils sont heureux d’être dans le club, de pratiquer un sport de façon régulière, de progresser, de vivre une expérience humaine avec lui, d’être tous les jours un peu plus autonomes malgré leur handicap. 

Sofyane Mehiaoui sait de quoi il parle. Il a dû attendre d’avoir son permis pour jouer au basket fauteuil, le seul club existant se trouvant dans le 15ème à Paris : impossible pour lui qui réside à l’opposé d’y aller chaque semaine. Pendre les transports à Paris pour une personne handicapée s’apparente à un périple bien trop risqué, trop compliqué, trop long. Quand il est rentré à Paris en 2020, après avoir joué dans différents clubs européens, il s’est rendu compte que rien n’avait changé et que le basket fauteuil était encore inaccessible.

Sofyane Mehiaoui donne également des ateliers dans les écoles pour sensibiliser au handicap, (même si les enfants sont prêts selon lui,) dans les entreprises et même dans les prisons, histoire de faire comprendre aux caïds qu’il rencontre qu’ils pourront toujours s’en sortir dans la vie.

Impact Positif est heureux de participer à la 2ème édition du Podcasthon et de mettre en avant le Paris Basket Fauteuil. Si vous avez apprécié, n’hésitez pas à donner pour faire prospérer le club ! Et n’hésitez pas à les solliciter si vous voulez faire du bénévolat, leur porte est ouverte. Très bonne écoute avec Impact Positif !

https://www.parisbasketfauteuil.com/

https://podcasthon.org/

Lire la suite

Solution 84 : Frédéric Laloux et le projet «The Week », sensibiliser à l’urgence écologique en une semaine cover placeholder
Solution 84 : Frédéric Laloux et le projet «The Week », sensibiliser à l’urgence écologique en une semaine
39 min • 28/02/2024

Détails

Frédéric Laloux est l’auteur du célèbre best-seller ressorti en poche cette année, « Reinventing Organizations ». Une bible du management vendu à des centaines de milliers d’exemplaires, un ouvrage devenu une référence pour toutes les entreprises qui veulent associer sens, intelligence collective et efficacité.

Avec sa femme Hélène, ils sont entrés dans le sujet de l’urgence écologique un peu par hasard, mais ils y sont entrés avec passion et de leurs discussions avec des amis, du partage d’expériences, est né ce projet : « The Week ». Et si en une semaine, 3 films, 3 échanges entre amis, dans la famille ou entre collègues, on arrivait à sensibiliser à l’urgence écologie ? En s’appuyant sur la science et des exemples concrets ? Et si on montrait aussi les solutions déjà existantes pour atténuer et s’adapter ? Enfin, et si grâce à ces films et ces échanges, les participants avaient envie aussi d’agir à leur échelle ? « The Week », c’est tout cela ensemble. Plusieurs dizaines de milliers personnes ont déjà vécu l’expérience, mais il faut grossir encore pour avoir plus d’impact.

Le couple a voulu reproduire le processus transformatif qu’il a vécu dans son parcours, un processus en forme de U : un épisode dans le sens de la chute, un arrêt, et une remontée. Le premier épisode propose de regarder la réalité en face, le 2ème d’identifier les sources d’espoir, le 3ème d’agir à partir de ce que nous sommes. Surtout, ils voulaient un récit positif et montrer qu’autour d’eux, « les gens qui se sont mis en action ont vu leur vie devenir plus riche, ils y ont gagné bien plus que ce qu’ils ont perdu ! » Le processus est simple : en quelques clics, on planifie ses séances, on prévient ses amis et/ou ses collègues. Avec un seul objectif pour « The Week » : ne pas laisser les participants sur le carreau, les emmener dans l’action et poser des questions simples, sans juger. En plus de celles proposées dans les films, toute une série d’activités sont listées sur le site de « The week » au niveau de l’individu, la collectivité, du politique.

Lui qui connait si bien les entreprises, l’urgence climatique est-elle de nature à changer les organisations ? On voit de plus en plus d’entreprises libérées, entreprises contributives, entreprises régénératrices ? « Personne ne sait encore comment faire et du coup, on vit de vraies aventures », avance Frédéric Laloux. Et de citer Ray Anderson, le patron d’Interface qui avait dit ceci à ses salariés : « Il faut être prêt à rêver grand sans avoir de réponses ». 

Bonne écoute avec Impact Positif.

https://www.theweek.ooo/

Frédéric Laloux, Reinventing Organizations, Diateino, 2015. Aussi en poche et en édition illustrée.

Lire la suite

EXTRAIT - Solution 84, Frédéric Laloux et le projet «The Week » : sensibiliser à l’urgence écologique en une semaine cover placeholder
EXTRAIT - Solution 84, Frédéric Laloux et le projet «The Week » : sensibiliser à l’urgence écologique en une semaine
6 min • 28/02/2024

Détails

Frédéric Laloux est l’auteur du célèbre best-seller ressorti en poche cette année, « Reinventing Organizations ». Une bible du management vendu à des centaines de milliers d’exemplaires, un ouvrage devenu une référence pour toutes les entreprises qui veulent associer sens, intelligence collective et efficacité.

Avec sa femme Hélène, ils sont entrés dans le sujet de l’urgence écologique un peu par hasard, mais ils y sont entrés avec passion et de leurs discussions avec des amis, du partage d’expériences, est né ce projet : « The Week ». Et si en une semaine, 3 films, 3 échanges entre amis, dans la famille ou entre collègues, on arrivait à sensibiliser à l’urgence écologie ? En s’appuyant sur la science et des exemples concrets ? Et si on montrait aussi les solutions déjà existantes pour atténuer et s’adapter ? Enfin, et si grâce à ces films et ces échanges, les participants avaient envie aussi d’agir à leur échelle ? « The Week », c’est tout cela ensemble. Plusieurs dizaines de milliers personnes ont déjà vécu l’expérience, mais il faut grossir encore pour avoir plus d’impact.

Le couple a voulu reproduire le processus transformatif qu’il a vécu dans son parcours, un processus en forme de U : un épisode dans le sens de la chute, un arrêt, et une remontée. Le premier épisode propose de regarder la réalité en face, le 2ème d’identifier les sources d’espoir, le 3ème d’agir à partir de ce que nous sommes. Surtout, ils voulaient un récit positif et montrer qu’autour d’eux, « les gens qui se sont mis en action ont vu leur vie devenir plus riche, ils y ont gagné bien plus que ce qu’ils ont perdu ! » Le processus est simple : en quelques clics, on planifie ses séances, on prévient ses amis et/ou ses collègues. Avec un seul objectif pour « The Week » : ne pas laisser les participants sur le carreau, les emmener dans l’action et poser des questions simples, sans juger. En plus de celles proposées dans les films, toute une série d’activités sont listées sur le site de « The week » au niveau de l’individu, la collectivité, du politique.

Lui qui connait si bien les entreprises, l’urgence climatique est-elle de nature à changer les organisations ? On voit de plus en plus d’entreprises libérées, entreprises contributives, entreprises régénératrices ? « Personne ne sait encore comment faire et du coup, on vit de vraies aventures », avance Frédéric Laloux. Et de citer Ray Anderson, le patron d’Interface qui avait dit ceci à ses salariés : « Il faut être prêt à rêver grand sans avoir de réponses ». 

Bonne écoute avec Impact Positif.

https://www.theweek.ooo/

Frédéric Laloux, Reinventing Organizations, Diateino, 2015. Aussi en poche et en édition illustrée.

Lire la suite

IMPACT POSITIF L'EMISSION - "La Ferme des Bertrand", 50 ans de la vie d'une ferme cover placeholder
IMPACT POSITIF L'EMISSION - "La Ferme des Bertrand", 50 ans de la vie d'une ferme
9 min • 11/02/2024

Détails

En pleine crise agricole, le film « La ferme des Bertrand » est sorti au cinéma. Il raconte l’histoire d’une ferme de Haute-Savoie sur plusieurs générations. Un film émouvant aux personnages attachants, un film sur le sens du travail et de la vie, et qui donne à voir la réalité des campagnes. Rencontre avec Gilles Perret, le réalisateur.

Si la date de sortie du film était fixée depuis longtemps, l’actualité a permis de le mettre en valeur. Avec des tracteurs qui sont allés jusqu’à Bruxelles et des agriculteurs venus crier leur colère. Colère contre des règles injustes, colère contre le fait de ne pas pouvoir vivre de son travail. Gilles Perret, lui, a voulu raconter une autre histoire, celle de trois frères qui ont tout donné pour leur ferme, sans doute trop, mais qui, au terme d’une vie de labeur, sont fiers du travail fourni, fiers également d’avoir pris soin de la nature autour d’eux. Leur ferme est une affaire qui marche, mais pourquoi ? Parce ce qu’ils sont dans une zone d’appellation d’origine protégée. Leur lait sert à fabriquer du Reblochon; ils le vendent deux fois plus cher car ils sont astreints à un cahier des charges bien précis. Des règles qui protègent ? Cela fait réfléchir dans le contexte actuel et alors que l’UE est en pleine négociation pour signer le Mercosur : « Il faut aussi raconter les belles histoire » nous explique Gilles Perret, le réalisateur, « Les AOP, c’est très intéressant, on fait du protectionnisme sur une zone géographique, avec des règles assez contraignantes mais qui contribuent aussi au respect de l’environnement, et grâce à cela le revenu des agriculteurs est conséquent. Ici, c’est la règle qui sauve les agriculteurs ». Gilles Perret est un habitué de ce genre de cinéma, réalisateur de « La Sociale », « Ma mondialisation » ou encore « Debout les Femmes », c’est un cinéma social qui cherche à avoir un impact sur la société. « Je fais en sorte que mes films servent à quelque chose. On emmène le spectateur par les émotions, et cela reste positif, le spectateur ressort avec la banane et je pense qu’il sera peut-être plus à même de changer les choses ou en tout cas de proposer des choses pour améliorer les conditions de vie de tout le monde ».

Lire la suite

,